Mon Blog
Nancy, 2050.
Nous vivons à 10 dans une petite maison humide et grise. Quatre heures déjà, je monte dans ma voiture en direction de mon lieu de travail qui m'a été imposé à 150 km de chez moi. Mais c'est un bon boulot, je gagne 1412 €, ce qui est un salaire élevé. Le plein de ma voiture est fait, j'ai profité de la baisse du prix du carburant ces jours ci, seulement 5,07 € le litre d'essence de rubharbe.Quand je pense que l'on s'inquiétait il y a 50 ans du réchauffement de la planete, on fait des économies de chauffage désormais....de toute façon la chaudière est cassée et ce mois ci, on ne peut pas la faire réparer à cause de la hausse du prix du kilo de riz.
Enfin, je prends la route, je passe à coté de ces grands batiments, "le clos des lilas", "la batisse des pecheurs"....et dire que ya 40 ans c'était neuf...les pauvres gens qui réussissent à y vivre sont ensevelis par les dettes, et ils doivent encore amortir leur "investissement" pendant 20 ans...ou est il passé ce luxueux F5 qu'ils avaient payé 400 000 €? Il n'en reste que des miettes, rien n'a été entretenu car il fallait deja payé le logement avant de penser à l'entretenir. Certains ne payent pas car ils ont pu racheter les appartements de ceux qui ont été expropriés pour une bouchée de pain.
En roulant, je m'amuse à lire les pancartes fixées sur les voitures que je croise. Ce sont de grands panneaux blancs avec un contour noir ou on peut lire "Conduire tue" ou encore "Rouler en voiture peut créer des accidents mortels". Ca me rappelle les paquets de cigarettes lorsqu'elles étaient encore autorisées.
Arrivé sur l'autoroute, ma voiture -la meme que tout le monde- une renault primo se calle automatiquement à la vitesse maximale autorisée, 70 km/h. C'est bien ce nouveau système, cela à permis de supprimer les radars et de réduire l'effectif des fonctionnaires de sécurité de moitié.
Ah si on m'avait dit en 2008 que la vie serait aussi belle, alors que les économistes avaient des prévisions pessimistes, je ne l'aurais certainement pas cru!
Par un hiver glacial, je vis un célibat,
Tranche ô sabre impérial, n'hésite en aucun cas!
Au fond de ma villa, ces odeurs de santal,
Me placent en candidat au climat tropical.
Voyageons ma diva, portés par le mistral,
Découvrons l'océan à dos de goéland;
Eléphants; caïmans; milans et cormorans,
Soyons tous les deux les plus heureux des amants.
Partons sur un nuage, oublions nos bagages,
Allons dans un village où la plage se propage.
Cherchons les coquillages, les barrières de corail,
Courrons les pâturages, traversons les broussailles.
Au haras des lilas, une belle jument,
Patiente comme un chat, rêve d'un beau pur-sang.
Par un hiver glacial, pas même le gingembre,
Les odeurs provençales ne réchaufferons décembre.
Construisons une muraille, soyons heureux ensemble.
Elle sera sur une colline,
Vêtue de multiples couleurs,
Nous enfilerons nos bottines,
Et partirons planter des fleurs.
Soudain saisis par la fraîcheur,
Nous courrerions à nos tartines.
Un feu d'une immense chaleur
Qui ramolli la motte de beurre,
Devant nos grands yeux s'illumine.
Contrariés d'une peine de cœur,
Nous partagerons nos malheurs,
Et abattrons nos sanglots,
A fortes doses de cacao!
Tu fumeras avec le barbu,
Riras avec le saugrenu,
Et ce sera bien ta demeure,
La jolie maison du bonheur.
Billets: 16
Commentaires: 21
Musique, univers canin, manifestations nancéennes....ici on trouve de tout!
