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Grand merci aux nancytoyens qui m'ont souhaité
la fin de ma 27ème année...
Bisou
...je ne pourrai y être alors je suis venu cet après-midi pour la mise en bière, dans un salon funéraire de Saint-Max, banlieue de Nancy. Dans la bière, c'est la mémé. C'est comme ça que je l'ai toujours entendu appeler, la mémé, chez J. et N., sa fille, à Nancy ou à Castanet où je l'avais vue pour la première fois. La mémé, ça n'avait rien d'irrévérencieux, de toute façon la mémé n'était pas du genre à susciter la révérence, la vérité oblige à dire qu'elle tenait plus de Ma Dalton que de Mère Teresa. C'était une dure, une ancienne de l'Assistance où elle avait appris la vie par son versant abrupt. Il valait mieux dire la mémé, de toute façon personne n'était fichu de se rappeler son vrai nom, ce qui ne faisait qu'un prétexte de plus pour la mettre en rogne : Desmolins, Desmoulins, Dumolin, Dufour, Dumoulin, je n'ai jamais su... Elle avait rendu chèvre tous les personnels des maisons de retraite de la contrée avec sa tête de lard et sa tabagie. Dans le cercueil, on a mis des lettres, des dessins de ses petits-enfants, un jeu de belote, un clope éteint, un jeu à gratter et ses partoches de Beethoven. Pour un peu, morte un jour d'Epiphanie, elle partait avec la couronne sur la tête. Sacrée mémé...
(Extrait du notule du 13/01/2008 de Philippe DIDION)
